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Il est temps...
Dimanche, 06 Juin 2010 17:34

Il est temps de raviver l'espoir. Il est temps de relever la tête, de conforter le coeur. Il est temps de livrer bataille. Parce que nous n'avons pas gagner, pas même perdu; nous n'avons pas essayer.

On a pu "entendre dire" que le MoDem serait sur le point de se "rencentrer". On a pu "entendre dire" que le MoDem ne survivrait pas à l'échéance 2012. On a pu "entedre dire" que le MoDem serait mort. Il n'en est point de tout sa.

Il est temps de faire ce à quoi nous croyons, ce que à quoi il nous tient à coeur, ce pourquoi nous existons, ce pourquoi nous continuerons d'exister.

On a "entendu dire" qu'il fallait, pour changer la société, du "care". Ah! qu'il est commode d'utiliser un peu d'anglais, frais, raffiné, vendeur, comme si un projet de société se mesure à sa sonorité, comme si chaque jour, personne ne prennait plus soin de l'autre, comme si chacun ne regardait plus l'autre. On a "entendu dire" que le "taser, c'est mieux que les effectifs". Ah! qu'il est commode d'utiliser un peu de technologie, une certaine idée du progrès, un aspect sécuritaire, comme si un projet de société se fondait sur plus de biens et moins de liens, comme si une société se construisait sur la peur de l'autre.

Il est temps d'éclater la bulle spéculative politique. Il est temps de rompre le fossé entre des élites politiques nombrilistes et un peuple que l'on cherche à asseptiser, à rendre plus moraliste; au point qu'il n'est plus qu'un panel de sondages, qu'ils soient politiques ou qu'ils se préoccupent de nos consommations. Il est temps de rompre avec un système qui entretient l'illusion, qui utilisent nos désirs pour nous faire consommer toujours plus de bétises inutiles, irrespectueuses de la Nature et de la nature humaine.

Il est temps de s'ouvrir; non, nous ne parlons de l'ouverture telle qu'on nous l'a vendu, qui alimente les mêmes réseaux pour les mêmes résultats décevants. Parlons-en, parlons-leur, à ces millions de français qui eux se battent chaque jour contre l'injuste, contre l'inacceptable, contre l'inconcevable. Echangeons, partageons leurs angoisses, partageons leurs rêves.

Il est temps de s'affirmer, et de nous nommer: démocrate.

 
Robert Rochefort refuse d'aborder la question des retraites d'un point de vue purement comptable
Mercredi, 21 Avril 2010 21:29
Robert Rochefort

Robert Rochefort, député européen du Mouvement Démocrate, a été interrogé mercredi 14 avril par l'Associated Press (AP) concernant la réforme des retraites en France.

Pour Robert Rochefort, l'allongement de la durée de vie professionnelle semble inéluctable pour assurer le financement futur des retraites, mais il ne peut être réalisé dans les conditions actuelles du marché de l'emploi, estiment des spécialistes pour qui il faut surtout repenser la place du travail dans la société, et revaloriser celui des aînés.

"La vraie question n'est pas celle des retraites mais celle du travail", a-t-il affirmé, ajoutant que le vieillissement démographique et les départs massifs à la retraite des baby-boomers impliquent que l'"on va devoir travailler plus longtemps pour payer les retraites".


"Il faudra donc réinventer le travail après 60 ans car en France, où la productivité horaire est vive en raison notamment des 35 heures, les gens sont épuisés dès 55 ans", a encore ajouté Robert Rochefort.

Si des mesures favorisant les naissances ou l'immigration permettraient d'atténuer cette évolution démographique, selon lui, elles ne la supprimeraient pas. "L'espérance de vie augmente: non seulement la mort recule, mais aussi la vieillesse", affirme encore Robert Rochefort.

Il soutient également le besoin d'une réflexion globale, qui tienne compte de la place et de la forme du travail dans la société, de l'articulation des temps de vie et des aspirations des travailleurs.

"Si on fait fi de ces paramètres, on aura une réforme inapplicable et on ira droit dans le mur", avertit Robert Rochefort. "Il n'y a rien de pire que d'aborder la question des retraites d'un point de vue purement comptable", en ne faisant que "déplacer le curseur" pour augmenter l'âge de départ à la retraite, fixé aujourd'hui à 60 ans, ou la durée de cotisation.

Selon lui, la clé de la réussite réside dans un système plus souple autorisant notamment le travail à temps partiel, le cumul emploi-retraite ou le bénévolat sans perte de points de retraite. Les entreprises seraient mises à contribution et devraient investir dans la formation des salariés "dès 45 ans pour les préparer à l'emploi qu'ils auront à partir de 55 ans".

L'essentiel, conclue Robert Rochefort, est de s'assurer que le temps supplémentaire travaillé ne soit pas supérieur au gain d'espérance de vie.

Robert Rochefort a également contesté ce mercredi une présentation "dramatisée" du rapport du Conseil d'orientation des retraites (COR) et plaidé pour un "système de retraite par points".

"Les prévisions du COR doivent être prises pour ce qu'elles sont: le rappel bien connu des conséquences de la démographie sans modifications des règles de calcul des retraites", explique-t-il en relevant "une aggravation logique" due à la crise et au chômage.

"On peut néanmoins contester la forme dramatisée de présentation des résultats par la presse, alors que le document par lui-même n'était pas encore disponible. Il est facile de faire peur en prolongeant des tendances jusqu'en 2050 !", affirme Robert Rochefort.

Il distingue cependant des difficultés pérennes, liés à la démographie, à l'allongement de la durée de la vie, et des problèmes temporaires liés au passage à la retraite de la génération du baby-boom. "Faire l'amalgame des deux n'est pas une démarche honnête", dit-il, ajoutant que le calendrier des négociations annoncé par le gouvernement "ne permettra pas" un "échange approfondi".

Robert Rochefort estime nécessaire de mettre en place "une assurance dépendance comme cinquième risque de la Sécurité sociale". L'angoisse des retraités "ne tient pas d'abord au niveau des pension du moment, mais aux dépenses "en cas de survenance d'une perte d'autonomie".

Pour Robert Rochefort, aucune réforme incluant des durées de cotisation ne sera acceptable "sans une modification des rythmes, des conditions de travail et des méthodes de management", pour que l'activité professionnelle devienne épanouissante.

"Bref, si l'on ne ré-enchante pas le travail, si on n'y introduit pas davantage de respect, d'autonomie, de créativité, on ne rendra pas acceptable l'allongement de la vie professionnelle", a-t-il encore ajouté.

"Ces éléments incitent à évoluer vers un système de retraite par points" pour une "lisibilité permanente" des droits que chacun acquiert tout au long de sa vie professionnelle, selon Robert Rochefort, ajoutant qu'il conviendrait dans ce cadre que "l'action bénévole" permette l'acquisition de points retraites.

Enfin, concernant le financement, Robert Rochefort estime nécessaire, au-delà d'un éventuel allongement des durées de cotisations, "d'élargir l'assiette des cotisations liées au travail à tous les éléments qui y échappent (intéressement, indemnités de départ négociés , stock-options...).

 
La guerre contre l'éolien est absurde
Lundi, 12 Avril 2010 00:00

"On pouvait espérer un consensus avisé sur la question des énergies renouvelables, et du secteur éolien en particulier. Le rapport d'information parlementaire sur la question, piloté par Patrick Ollier, s'apparente à un enterrement de première classe pour ces nouvelles formes de production d'énergie. Et c'est irrecevable !

La France s'est engagée à atteindre 10% de part d'énergie éolienne dans sa production d'électricité d'ici à 2020. Au vu des 2% aujourd'hui, il faudra bien de la constance politique !

On peut toujours discuter de l'emplacement des éoliennes, en interdisant, par exemple, leur montage sur les sites environnementaux remarquables. J'y suis d'ailleurs sensible. Mais les arguments à propos du bruit supposé et du mitage sont souffreteux. Alors que d'immenses zones industrielles, commerciales et désertées sont disponibles, cela ne risque pas de dégrader l'environnement... C'est le moins que l'on puisse dire !


On propose comme à l'accoutumée une nouvelle phase de centralisation. En clair, de gigantesques fermes éoliennes terrestre et maritime. Mais au nom de quoi découragerait-on les petits villages par des contraintes administratives gigantesques ? Nous avons bien au contraire plus que jamais besoin de diversité et de décentralisation.

Plus aberrant encore, les soi-disants difficultés relatives aux démontages relèvent de l’absurde, voir, diront les esprits titilleux, d’un pilotage venu tout droit des lobbies nucléaires.

Alors que le Grenelle II de l'environnement risque de patiner, il est honteux de proposer autant de contraintes à une production énergétique aussi simple."

Jean-Luc Bennahmias
Député européen, vice-président du Mouvement Démocrate

 
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